Quand cela vous vient d’un coup, sans prevenir ni s’annoncer, quand cela vous prend par surprise, telle un coup de catabine qui vous touche en pleine carotide et qui vous saigne a souhait, je me dis alors, que c’est tout de même une vie de merde.
L’oubli, ce royaume tant désiré et qui ne me désire point, un salut recherché dans la douleur et qui n’en apporte pas moins, ni plus. Douleur échangée contre une autre, peine de passion pour passion de la peine, sans pour autant y parvenir à cet échange, quel échec, terrible constat.
Une âme érrante sur les chemins des coupes, buvant à chaque rencontre un peu plus d’ivresse, autoroute supposée d’un oubli assuré, rencontra alors un désagréable voyageur. Ce voyageur, se prénomme souvenirs, une peste qui vous colle a la peau, qui vois suit comme votre ombre.
L’âme, sous l’emprise d’une colère noire, agressa ce nuisible compagnon, et lui depanda ce qu’il pouvait bien lui vouloir?
Ce dernier, un sourire surnois au coine de la bouche répondit qu’il n’était là, que si on le désirait. “QUOI??? Desiré ? Je parcours ciels et terres pour m’echaper à toi, pour ne plus jamais te voir, pour t’oubliet au risque d’y laisser mon être, ma vie, ma route, et tout ce que tu trouves à me dire c’est que je te désire?”
“Oui”, répondit calmement le voyageur!
“Je ne suis que le reflet de votre âme, je suis là ou vous êtes, vous ne voulez pas me voir tout le temps, mais je suis ici, avec vous, jour et nuit, et qu’importe la durée, vous vous obstinez à oublier, jusqu’au jour où…!”
-”Le jour où?”
-”Le jour où vous oubliez de m’oublier!”
-”Comment faire alors?”
-”J’en sais fichtrement rien! A vous de trouver!”