La paralysie du pays par les cheminots est un droit incontestable (selon la SNCF) en France !
Oui, en France, une toute petite minorité a le plein droit de mettre le pays dans le pétrin à leur guise. En voilà le coût pour le contribuable depuis 1979 :
- "1979 – grève suivie par environ 90% par les agents de train et conducteurs de route de Lyon-Perrache depuis le 15 novembre, puis ceux de Paris-Sud-Est à partir du 23, et de Chambéry le 24. Suite à l’intervention de la police dans la nuit du 26 au 27, la CFDT appelle à élargir le mouvement à tout le réseau Sud-Est.
- Du 1er juin 1979 au 30 juin 1980 il y a eu, sans compter les nombreux mouvements locaux ou de réseau, pas moins de 19 grèves : 14 ont concerné l’ensemble du personnel et 5 diverses catégories.
- Au cours de l’été 1985, trois accidents, les 8 juillet, 3 et 31 août, font 84 morts. La direction de la SNCF, après le changement de son président, décide de soumettre 150.000 agents à un contrôle renforcé des connaissances et des aptitudes. Appelés à un contrôle, les agents de conduite de Chambéry décident de cesser le travail. Parce qu’il n’y a pas de préavis, la grève est déclarée aussitôt illégale. Le mardi 1er octobre, la grève devient quasi-générale dans tous les dépôts rassemblant trois quarts du personnel de la SNCF.
- 1986 – 8 décembre : le personnel des guichets fait grève à Paris et dans les grandes villes afin de protester contre la suppression de la "prime de saisie sur ordinateur" (sic) ce qui implique une baisse de rémunération de 300 F. Le 18 décembre, les agents de conduite de Paris-Nord se mettent en grève à cause d’un projet de grille salariale dite "au mérite". Les cheminots demandent le retrait de ce projet qui pour eux laisse une place importante à l’arbitraire. Le vendredi 19, le mouvement se déclenche partout. Initialement, la grève était prévue pour 5 jours.
- 1987 – Le 5 janvier, 90 dépôts sur 94 continuaient la grève. Le trafic est complètement paralysé. 90% des agents de conduite et 70% des sédentaires ont participé à la grève jusqu’au 9 janvier.
- Entre temps, le "virus" s’est propagé à la RATP et chez EDF. Coût : 20 milliards de francs.
- 1988 – Automne : grève des transports en Ile-de-France ; coût direct ou indirect : 500 millions de francs.
- 1995 – 29 novembre : paralysie nationale SNCF (16 décembre reprise progressive) contre le projet de réforme du régime spécial de retraite ; coût quelques milliards de francs.
- 2001 – Mars / avril : grève générale à la SNCF contre le projet "Cap client" de réorganisation par activité de la SNCF qui, d’après les syndicats, pourrait déboucher sur le démantèlement du service public ferroviaire "à la française". Coût : 1 milliard de francs (145 millions d’euros)."
Je n’ai pas le reste des chiffres, mais à la vue de ces données on peut dire que la SNCF tient la France par ses bijoux de familles, sans que personne ne puisse dire le moindre mot !!
Au delà du fait que les premiers touchés sont les usagers quotidiens de la SNCF, qui se voient dans l’obligation de poser un jour de congés, aucune information n’est pour autant donnée à ces mêmes usagers quant à la raison qui a mené à cette grève, c’est absurde non ? (de l’incivisme même ??)
J’ai pris le train pendant deux années faisant plus de 3heures de transport par jour pour me rendre au boulot et rentrer chez moi. J’ai vécu plusieurs grèves durant ces deux années et c’est vraiment fatiguant.
Une fois ma curiosité m’a poussé à poser la question à un agent de la SNCF:
- "Bonjour, puis je vous poser une question svp ?"
- "Oui, je vous écoute"
- "Quand vous faites grève, ne serait il pas logique d’informer les premiers concernés par les conséquences de la grève, à savoir nous usagers, de la raison pour laquelle on est obligé de se réveiller plus tôt, de se tasser dans un train qui date des années soixante-dix, en payant pour un trajet de une heure vingt, la maudite somme de trois cents quarante cinq euros par mois ? Pourquoi vous ne prenez pas la peine de nous distribuer au moins des tracts racontant vos revendications ? "
Le contrôleur ne savait que dire, il a essayé de se justifier en disant que ce n’était pas de sa faute à lui, que l’état veut faire je ne sais quoi, et qu’en somme on aller toucher à ses privilèges à lui, qu’il n’est pas prêt à travailler deux ans de plus pour toucher la totalité de sa retraite.
- "Mais si l’état n’a plus de sous, que les cotisants ne sont pas assez nombreux pour qu’on puisse vous payer vos retraites ? On fait comment ?"
il m’a répondu une réponse bien frenchie :
- " Je m’en fous, ce n’est pas mon problème !! J’ai du boulot à faire Monsieur !!"
Vous parlez de liberté ? de droits ? de gestion de l’argent du contribuable ??
Une minorité décide au nom de la majorité et encore de l’argent jeté par les fenêtres!
Système social vous dites ? Il est beau ce système basé sur l’altruisme pour assouvir l’individualisme ???
Au passage, même en voiture, je suis obligé de me réveiller plus tôt le matin, car qui dit pas de train dit tout le monde en voiture ! Déjà que ce n’est pas la fête niveau fluidité sur la route, en plus, c’est la rentrée des classes … !
Debout depuis 6h30, et la veille à 5 heures pour les élections. J’ai les paupières qui ont une envie folle de se fermer les unes sur les autres !
Elle va être longue la journée, m
ais surtout la route pour rentrer ce soir !
- dis le lui je te dis, dis le lui !
- lui dire quoi ? Fous-moi la paix !
- dis lui que son charme n’a d’équivalent que ce sourire qui se dessine sur son visage. Un sourire, merveille exotique dans l’ombre ensevelie, flirtant avec un charme angélique dans une valse sensuelle qui ne peut te laisser indifférent!
- Qu’est ce que tu racontes toi ? Tu veux que lui dises tout ce charabia ? Tu veux qu’elle me prenne pour un fou ?
-Dis lui, que ce charme débordant t’ensorcelle telle une drogue à consommer sans modération, quitte à en perdre la raison, mais qu’est ce la raison, si ce n’est une folie emprisonnée, par ses lumières libérées.
- Non mais …
- Dis lui qu’il te faudra au moins trois vies pour saisir le mystère de ce sourire. Le temps d’une vie pour l’observer, le temps d’une vie pour le savourer, le temps d’une vie pour le comprendre et une éternité pour le contempler sans jamais s’en lasser. Dis lui qu’elle est un rayon de l’aurore perçant la nuit, renvoyant son obscurité dans ses plus lointaines tranchées, qu’elle a ….
- fous moi la paix je t’ai dit !!
Fin de l’année 1990.
J’avais à peine huit ans quand on venait, avec mes parents et mes frères, tout juste de s’installer dans la région du Golfe Persique et plus précisément, dans l’île de Bahreïn.
Bahreïn était une petite île tranquille, gouvernait par un Emir qui avait cette particularité d’être un peu petit de taille.
Sa taille lui a value beaucoup de plaisanteries durant la guerre du Golfe. Celle dont je me rappelle le plus, dit qu’une nuit, Saddam avait menacé de bombarder tout état des états voisins si ses avions repérés la moindre lueur de lumière en survolant ces territoires. Toute l’île était plongée dans l’obscurité, toute à une seule exception, une petite lumière venant du palais présidentiel (il était Emir, mais président) et plus précisément de la chambre de sa majesté.
Les gardiens sont venus affolés par la menace de bombardement voir ce qui se passait, et ils ont trouvé l’Emir souillant de toutes ses forces pour atteindre l’interrupteur en vain !
La blague n’est pas terrible, je veux bien l’admettre, mais j’avais que huit ans, et à l’époque, dans ce grand merdier qu’était la guerre, cela devait être une des rares choses qui changeait de l’ordinaire.
Justement, je voulais vous parler de la guerre, telle que l’ai vécue. La guerre du Golfe – Opération : "Tempête du Désert" dixit les Ricains !
Tout avait commencé par l’invasion du territoire du Koweït par les troupes irakiennes, considérées à l’époque comme l’une des 4 plus puissantes armées dans le monde. A juste titre, l’invasion n’a duré que quelques heures. Quelques heures ont suffit à changer le destin de toute une population, de toute une région, de tout un peuple….
L’invasion du Koweït avait poussé beaucoup de gens à prendre la fuite dans le reste des états du Golfe persique, notamment Bahreïn.
Tout d’abord, il est intéressant de noter que le Koweït, étant un producteur de pétrole, et ayant un système de répartition des richesses assez important pour le peu de population que sont les koweïtis fait de ces derniers un amas de nouveaux riches.
Les nouveaux riches existent un peu partout, certes, mais ces nouveaux riches là, ils avaient une particularité qui leur permet une différenciation toute légitime !! Eux, les gens du Golfe, venaient vraiment de rien du tout, du désert, sans télévision, sans connexions avec le reste du monde, sans connaissance de ce qui se passait ailleurs, sans aucune richesse culturelle. Sans rien je vous dis, si si, c’est possible !! Cela a cependant un effet de levier pour accroître quelques unes de leurs nouvelles manies et mode de vie, à savoir : une arrogance sans limite, sans failles, un mépris qui n’a nullement d’équivalent, une odeur de fric facile qui pue à des kilomètres à la ronde, et dont ils ont le don de savoir la dégager en permanence.
On a vu donc beaucoup de ces pseudos- "réfugiés" arrivés sur l’île. Pourquoi pseudos ?? Cela me permet de différencier l’image qu’on associe aujourd’hui à un réfugié, disant par exemple un soudanais fuyant le problème du Darfour. Ce dernier n’a rien sur lui, a vu la mort et rien que le seul fait de pouvoir encore respirer est pour lui un cadeau du ciel ! Les koweitis eux, ont quitté leurs terres, mais ont tout emporté avec eux, grosses voitures, argent, bijoux, domestiques, les quatre femmes et les quinze gosses, les chauffeurs, la télé !! Dans la catégorie réfugiés, ils sont surclassé en classe business !
Vous ne comprenez pas ce manque d’amour que j’éprouve à leur égard ?
Du haut de huit ans, je sortais souvent durant cette saison hivernale jouer au parc à côté de la maison. Le Golfe n’a que deux saisons, l’été et le super méga été !! Oui, l’hiver équivaut donc dans ses débuts à la fin du printemps méditerranéen et au bout d’un mois, il est largement l’équivalent du début de l’été chez nous !
En sortant dans le parc à côté de la maison, je les voyais arriver en grand groupe, chacun avec au moins une domestique qu’il traite comme son joujou.
Pendant que les gamins normaux achetaient un cornet de glace pour se faire plaisir dans ce début de chaleur du Golfe d’un mois de janvier, eux ils arrivaient tous avec des barquettes de deux litres de glace "vanille-fraise" par personne !! Et bien entendu plein de gâteaux, chocolats, boissons gazeuses, et autres amusent bouches que l’argent pouvait acheter.
Je faisais à tout casser, je ne sais pas, disons 30 kilos ? 35 kilos ? Eux, ils faisaient chacun au moins le triple de mon poids. Ils avaient déjà, à un âge assez jeune, un vrai problème de surpoids. Ils avaient, pour la plupart, beaucoup de mal à bouger leur grosses fesses, qu’ils trainaient derrière, comme on traine un sac de ciment rempli alors qu’il fait 3 fois notre propre poids ,la galère!
Je ne les portais pas dans mon cœur, ces gamins qui prennent les gens de haut!
Les domestiques sri-lankaises, étaient pour eux des jouets avec lesquels ils avaient le droit de tout faire, de l’engueuler, de la taper, de lui balancer da la glace en plein de la figure et de rigoler comme des cons ! Ils sont arrogants je vous dis!
En même temps, j’avais beaucoup de mal au début à comprendre le schéma familial "made in the Gulf"! Allez expliquer à un gamin de huit ans qui vient d’une société monogames qu’un mec a le droit d’épouser quatre femmes à la fois, qu’il a de chacune au moins 3 ou 4 gamins, qu’ils habitent tous dans la même grosse villa, et que pardessus le marché, ils ne voient jamais leur père qui ne se résume au final qu’un simple géniteur !?
Moi j’avais beaucoup de mal !
Revenant à nos moutons ! Non, ce ne sont pas des moutons ? Ah oui c’est vrai, ce sont des vrais porcs !!
Quand il s’agissait de parler à un indien ou un asiatique travailleur, déjà à cet âge, ils prenaient un malin plaisir à lui insulter père et mère ! Eh oui, l’esclavagisme des temps modernes, voilà ce que leur argent leur a permis tout d’abord d’acquérir !!
Ceci étant, l’ambiance n’était pas du tout à la fête, ni à la critique!
La guerre approchait à grands pas, tout le monde était inquiet des tournures que allaient prendre les événements dans la région! Même ces petits morveux qui s’empiffraient de glace par barquettes, ils n’avaient pas une grande joie de vivre, ils avaient quitté leurs terres pour venir ici, pour fuir !
Je continuerais dans un prochain post !