Ecrire pour écrire et pas forcément pour tout dire.

Ecrire pour se laisser envahir, de sentiments qu’on ne sait dire.

Ecrire pour ensuite lire, pour analyser et peut être se découvrir, le meilleur qu’il y a en nous mais peut être le pire.

Se laisser emprisonner dans des mots, trébucher et tomber de haut,  se laisser enfermer derrières des barreaux, pour crier ma haine dans des mots, pour laisser échapper tous mes maux.

Lire pour mieux situer, faire le vide et trier, des pensées qui nous emprisonnent et qui nous font plier.

Lire pour comprendre, et des fois même entendre, une voix sans voix, muette pourtant prête, à faire ce combat, celui de trouver une voie, lui permettant d’émettre un son, celui de l’espoir ou du désespoir, celui de l’oublié ou même l’ignoré, celui du martyre qui porte sa haine, celui du prisonnier qui purge plus que sa peine. 

Ecrire pour écrire, mais pas forcément pour tout dire.