On naît vierge de toute expérience. On vient au monde sans rien demander à personne.
On vit, et la vie nous fait jouer ses expériences.
Des rencontres, des projets, des gens, encore des gens, de l’éducation, des moments difficiles, d’autres beaucoup plus amusants, … bref, on ne fait qu’accumuler un passé.
Et le passé, hélas, il n’est pas comme le futur.
Il n’est pas incertain. Il n’est pas futile. Il n’est pas simple non plus.
Car dans le passé se cachent nos démons.
On vient au monde pour au final faire la rencontre de ces démons.
Chacun a les tiens.
Le hic, c’est que par moments, il suffit d’une seconde pour faire la maudite rencontre. Il faut parfois le temps d’une vie pour le vaincre.
Cependant, la seule certitude qu’on peut avoir c’est que, tant qu’on vit, il sera là, dans un coin, au détour d’une ruelle étroite du labyrinthe de notre passé, de notre mémoire.
Le temps n’efface jamais les démons.
L’ignorer ne fera que le renforcer, du moins accentuer l’effet de surprise le jour où, il se décidera finalement à venir nous rendre une petite visite.
Il est heureux celui qui oublie.
Il est malheureux celui qui se perd dans le labyrinthe de son propre passé. Un labyrinthe qu’il a dessiné de sa propre vie.
Une note sans importance.