Au delà de ta sensibilité, en deçà de ta carapace d’indifférence, je sais que loge là dedans une fillette au rêve léger et doux.
Non celui de conquérir le monde, mais bien celui de conquérir le bonheur en passant par sa porte d’entrée. Recevant ainsi, non seulement la gloire du conquérant qui a conquis, mais bien au delà, celle du chercheur atteignant sa quête, celle du bonheur jusqu’ici incomplet, incompris, qui prend finalement sens et forme, pour te donner le goût du crédule n’ayant jamais eu pour dieu que l’amour et de l’amoureuse n’ayant jamais délaissé son divin qui dit que l’homme est amour et que l’amour est éternel.
Naïve avertie et heureuse à l’infini, vaut mieux qu’une chaste pourchassant la perfection inaboutie.
Aime, toi, les autres, lui, qu’importe?
Tant que l’amour est inédit, tant qu’il est vierge et n’ayant jamais servi, tant qu’il est simple pourtant si inouï, tant qu’il est exceptionnel plein de joie et de frénésie, tant qu’il prêche une convertie, tant qu’il est vécu mais surtout réfléchi.
Aimer pour aimer, sans but ni finalité, vivre pour vivre, en voilà une infamie, celle de scruter le temps et de ne jamais en profiter, celle du faible, du bête, du naïf, de l’esclave asservi
Affranchit toi de ta liberté,celle d’aimer, de vivre l’amour même un peu interdit, de profiter de sa force et d’y puiser force, beauté, joie, bonheur et vitalité.
Le revers de ceci est de se prendre une baffe, une gifle certes, celle d’un amour vaut mieux que celle de la du regret de ne jamais l’avoir un jour tenter !