Qu’est ce que je donnerais pour redevenir le petit garçon que j’étais.Celui qui n’a aucune connaissance de la cruauté de cette vie, celui qui est impressionné par les choses les plus banales, émerveillé par des choses aussi simple qu’un tour de magie de la part d’un magicien même débutant, sous le charme de la vie et ses couleurs.
Redevenir cet enfant qui rit sans cesse pour un rien, pour un oui surtout pour un oui, mais même pour un non.
Redevenir celui qui verse toutes les larmes de son corps, vidant le sac de son chagrin dés que son cœur le lui ordonne, dés que l’envie effleure son esprit.
Qu’est ce que je donnerais pour redevenir un petit enfant, tout petit, tout petit.
Un petit enfant qui a le droit à l’erreur, qui découvre l’erreur, qui peut aller voir sa maman et lâcher prise, pleurer son mécontentement, rien que pour le plaisir de se faire réconforter, et qu’importe la raison, à partir du moment que la voix douce de sa maman lui dit que tout ira bien, qu’il ne faut pas se faire pour si peu, que tout ira toujours bien.
Un petit enfant guettant sans cesse le retour de son papa, son modèle suprême pour aller le voir, se jeter dans ses bras tout en criant et gueulant dans toute la maison, « Tayabiya Ja ».
De le suivre un peu partout, au super marché, au marché, quand il sort, dés qu’il sort … , essayer toujours de le suivre comme son ombre, le voir faire et faire de même, l’imiter.
De faire la tête, bouder rien que pour le voir arriver pour ne jamais me laisser dans un tel état. Car le petit garçon sait que jamais son papa ne pourra jamais le laisser dans un tel état, il ne laisse jamais son enfant chéri dans un état pareil.
Qu’est ce que je donnerais pour redevenir cet enfant qui traîne dans les pieds de ses parents, eux qui sont si loin aujourd’hui, loin de moi, eux loin de leur pays, et moi à des milliers de kilomètres des deux.
Alors, et parce que je n’ai pas si souvent l’occasion de le leur dire, je profite de ce post pour leur dire que je les aime de tout mon cœur et mon être. Pour leur dire aussi à quel point ils me manquent.
Qu’est ce que je donnerais pour redevenir ce petit enfant, pour pleurer mes peurs et craintes, d’une vie que je découvre de plus en plus incertaine et futile.
Dire qu’étant petit, je ne voulais qu’une chose, grandir.
Papa, Maman, I miss you!!!
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