Je voles ces instants à l’insu de tout le monde, de la vie, du travail qui prend le large dans ma vie jusqu’au point où il en devient l’élément principal, ne laissant pour conquérent que le sommeil quasi machinal, ainsi que la nourriture, elle aussi toute aussi machinale et au final sans trop de gouts non plus.

Nouvelles ?

Je viens d’avoir un nouvel appartement.

Youpi … super grand, super tranquille, à 8 minutes de Saint lazare et à 8 minutes de la Défense.

Ouais, j’ai eu à peine le temps d’acheter les meubles. Ils sont là, mais dans les cartons … va falloir créer du temps pour les monter !! C’est pas gagné !!

Hier, en rentrant dyu boulot vers 2h30 du matin, j’ai eu chaud au coeur.

Le chauffeur de taxi ou Taxiste comme on les appelle nous autres les tunisiens, était tunisien. Là ou je me suis arrêté à Pigalle pour acheter à manger, des tunisiens.

Les rues vides, vides de monde, vides d’âmes, pleines de couleurs, de sexshops ( pigalle ) de panneaux lumineux de partout, mais bon, tout ce mélange de couleurs ne me rendait même pas un sourrire au coin des lèvres. Le coeur n’y était pas.

Là ou ce fut drôle, c’était avec le Taxiste, un tunisien de Gabes. La discussion a vite tourné à parler du bled, du retour là bas, des vacances, de ce qu’on y aime et ce qu’on n’y aime pas.

Il m’a aussi parlé de tout et n’importe quoi, de la vie qui court court et nous échappe, des saoudiens qui se tapent des gamines et gamins marocains.

Comment est on arrivé à ce sujet ?

Ah, il disait qu’il avait voyagé, beaucoup, je l’ai laissé parler, sans préciser que pour moi toute ma vie est un voyage, sans rien dire. J’ai laissé une personne inconnue raconter sa vie, raconter son vécu, ses désirs d’un lendemain réconfértant, ses peurs d’une politique de Sarkozy anti maghrébins. Je l’ai entendu déballer, sous un ton de condifence, peut être car je suis un compatriote ? peu importe, je l’ai entendu et j’ai vu en lui la Tunisie qui me manque tant.

Un tunisien à Paris, un autre tunisien à Paris.

Un tunisien hors de sa terre. Torturé à jamais par les diables enchantés de la “Ghorba”, de la distance, de la vie loin de ses racines.

Fatigué et épuisé, mais ravis de ce moment inutile mais chalereux …

Arrivé chez moi … direction mon lit de fortune

(de fortune, c’est quand même mon matelas de 450 euros, super reposant, mais par terre, car je n’ai pas encore eu le temps de monter le lit en entier … tu parles, en rentrant si tard quasiment toute la semaine, à peine que j’ai le temps de dormir !! )

Aller, il est 19heures, je ne vais pas tarder à partir enfin en weekend !!

a bientôt!