Sans âme, errant dans les venelles de ma vie,

Sombres parfois, mafflues, ou lointaines qu’importe

Je marche au rythme affligeant d’une fourmi

Je marche somnolant les yeux fermés

Trébuchant sur des souvenirs d’un lointain passé

Me relevant sans guère songer à me soigner 

Marchant sans savoir si j’ai d’une semelle avancé

Traînant des pieds, la tête lourde et amochée

Tel un guerrier, dans son âme poignardé

Pourtant les guerres j’en ai déjà gagné

J’en ai perdu et je m’en suis toujours relevé

Mais, affronter la vie sans bouclier

C’est se dévoiler, se perdre et s’éparpiller

Telles des braises en cendres réduit

j’ai perdu le désire d’avoir envie

Et pourtant errant dans les venelles de la vie