Vivons heureux, vivons libres, vivons indépendants, vivons tous sages, vivons tous vieux.
Vivre pour vivre, ou vivre pour écrire le livre d’une vie, ou du moins en feuilleter les pages une à une de bout en bout ?
Tant de questions m’emprisonnent l’esprit, la tête, le cerveau. L’humanité qui m’entoure me dégoûte et je la hais.
Notre indifférence quant à son égard, me réconforte dans mes pensées. Celles d’une lassitude générale où nous contrôlons plus rien, où nous vivons plus que pour vivre. Un réconfort non tiré de l’ironie de la situation, mais une satisfaction de monsieur tout le monde, celle qui dit, je ne suis pas différent des autres.
Tant de sang déversé, tant de livres de vies soudainement fermés, inachevés. Des feuilles s’en volent, s’amassent, et sont brûlées sur les places publiques, se donnant en spectacle pour qui désire regarder,pour qui désire craindre sans être craint.
Quand je vois ce qui se passe en Irak, et là je ne vais pas faire l’éloge d’une union de nos nations arabes, ni avancer comme argument la religion, avec laquelle je ne suis pas encore complètement réconcilié, non, ce n’est pas ces arguments qui m’étouffent, m’étrangle, me déchire l’âme.
Mais bon Dieu, nous sommes à la merci d’un étranger qui tue, massacre, viole les filles iraquiennes, la terre arabe, égorge à tout va, et ébranle par la même le feu de la vengeance.
Violer nos femmes pour nous apprendre la démocratie, violer notre histoire pour nous dire qu’on ne vaut pas mieux que les cartouches qu’ils ne vendent en masse, et avec lesquelles on fait joue-joue. Notre histoire ne vaut rien pour eux, ils nous le disent et l’imposent, et nous, on fait comme si tout aller bien.
Tout le monde cherche le pouvoir, tous, autant qu’ils sont. Entre des fanatiques assoiffés de sang et de pouvoir, pour qu’ils puissent se prosterner devant nous, et nous dire que le sang qu’ils déversent n’est autre que celui du, et demandé par le bon Dieu. D’autres, se sentant moins concernés par le sujet, cherchent à ne rien faire et rien dire, cherchent à se faire petits pour ne pas se faire massacrer.
Ô terre iraquienne toi qui est le berceau de la civilisation, terre de Babylone, “Porte des Dieux”, toi qui a vu tant et tant de gens passer, toi qui a toujours été terre assoiffée de sang, jusqu’à quand vas tu supporter ce drame ? jusqu’à quand vas tu voir le sang de ton peuple irriguer ta terre, la terre des leurs ?
“Porte de Dieux”, jusqu’à quand vas tu ouvrir si grand tes portes pour recevoir toutes ces âmes innocentes, stupides, humbles, sages, et si pétrifiées.
Il est temps que tu trouves le moyen de réconcilier les tiens, il est temps que tu trouves le moyen de protéger tes femmes de ces infâmes conquérants qui viennent bafouée ta réputation. Il est temps que tu trouves le moyen de protéger tes vestiges, ton histoire pour qu’un jour nos descendants, ta descendante à toi, puisse un jour dire
“Jadis, on régnait sur le monde … nos ancêtres l’ont fait, et nous aussi à notre tour nous recommencerons”
Bagdad, je te pleure !!
Bagdad l’Irak , tout un symbole qu’on a voulu détruire pour salir l’illustre cvilisation arabo-musulmane. Oui, la mettre à genoux, l’humilier, la saccager, la violer, la souiller.Cétait bien vu, bien calculé, pour toucher les arabes en plein coeur.Mais où est le peuple Arabe? ça me rappelle la chanson de Julia Boutros”WIN EL MALAÎN, ECHÂAB EL ARABI WIN”. Merci pour cet article plein de passion lyrique. J’adore le lyrisme. Ils nous touche en mous faisant partager la même révolte devant l’injustice et les crimes commis par ces impérialistes.Persévère c’est excellent.
Il faut croire que je me suis trouvé une lectrice assidue …
Merci de commenter encore ce texte.
Pour avoir vécu et travaillé avec des Iraquiens, dont une partie qui furent banni du pays durant le régne de Saddam, je ne pourrais vous décrire les larmes de désespoir le jour ou ils ont attrapé Saddam, le jour de son jugement.
Ils ne voulaient pas se faire libéré par des nouveaux tirants, Ils voulaient se réconcilier avec leur peuple, laver leur linge sale en famille, quitte à le tuer, mais le faire eux même !!
C’est comme si ils savaient qu’avec cette pseudo libération, leur IraK est perdu à tout jamais. Au moins sous le régne de Saddam, c’était un irak malade, mais un irak vivant.
Le voici un irak mort, mais dont chaque organe est dévoré par un vetour !!
Quand à la chanson de Julia Boutros, elle m’a toujours donné la chair de poule, mais elle m’a toujours aussi émue, non par sa beauté, mais par l’indifférence du message qu’elle contient de part ses auditeurs …
Ouais, on excelle dans le domaine des larmes, oui, on sait pleurer …
mais il faut croire que c’est tout ce qu’on sait faire !