September 2007


Pensées27 Sep 2007 07:14 pm

Pleurer pour nous liberer, pour nous soulager, pour nous retrouver, pour ne pas sombrer, ou pour ne pas se regarder, pour ne pas nous dévoiler, pour ne pas nous oublier, pour ne pas nous perdre.

Ne pas se perdre, à quel moment peut on dire qu’on s’est perdu nous mêmes ?

Si je ne pleure toujours pas … Suis je déjà perdu ?

A méditer !

Pensées25 Sep 2007 06:40 pm

Quand je vois tant de misère sur terre, quand je vois ce que l’humanité a su donner à l’humanité, quand je vois les religieux et leurs discours, les religieux et leurs guerres, ceux qui s’amassent à Bagdad pour s’entretuer, et ceux qui au vatican amassent les sous pour perdurer, perdurer leur pouvoir sur cette même humanité. Quand je vois un guignol qui vient sur toutes nos télés, pour nous dire qu’il a doté d’une mission sur terre, une mission divine, quand je vois ce qui se passe en palestine, au nom d’une cause, peu importe désormais qui a raison, des religieux qui contrôlent de part et d’autre une guerre assouvissant ce désire de règne. Quand je vois l’humanité écraser l’humanité, quand je vois les hommes et les femmes devenir des bêtes férocent. Quand je vois les bombes et ce qu’elles ont fait. Au nom d’une cause, on a d’un coup exterminé deux villes et ses populations, au nom d’une cause de paix, utiliser de quoi tous nous exterminer.
Quand je vois notre société et ses acquis, notre technologie et sa essence, Einstein et son utlisation, tous au nom de la guerre on a tout développé, aviation, énergie nucléaire, émancipation de la femme, contrôle des natalités, internet et ses utilisations primaires purement militaires, l’embarqué ou on doit tout avoir en minature pour le moindre poids, les communications et l’orgnisation.
On doit tout à la guerre, je dois mon métier à la guerre. On doit ces blogs à cette même guerre.
Quand je vois ce qu’on est, notre propre reflet, celui de l’humanité, je me dis tout simplement, je ne sais quoi dire, les mots m’échapent, ont il peur de ne savoir cerner ma pensée ? ou a t on simplement pas encore inventer des mots capables de nous dire ?

Ca doit etre ca, on n’a pas encore touché le fond malgrés tout, on n’a pas encore fait le pire de ce dont on est capable …

L’homme est il destiné à tuer l’Homme ? et si plus personne est dans le coin, est il destiné à s’auto détruire ? L’homme tuant l’Humanité … doit il lui aussi y passer ?

Quand je vois tout cela, eh bien mes amis, je dis, “belle est notre humanité”
je vous laisse y méditer !

Pensées24 Sep 2007 06:59 pm

Vivons heureux, vivons libres, vivons indépendants, vivons tous sages, vivons tous vieux.

Vivre pour vivre, ou vivre pour écrire le livre d’une vie, ou du moins en feuilleter les pages une à une de bout en bout ?

Tant de questions m’emprisonnent l’esprit, la tête, le cerveau. L’humanité qui m’entoure me dégoûte et je la hais.

Notre indifférence quant à son égard, me réconforte dans mes pensées. Celles d’une lassitude générale où nous contrôlons plus rien, où nous vivons plus que pour vivre. Un réconfort non tiré de l’ironie de la situation, mais une satisfaction de monsieur tout le monde, celle qui dit, je ne suis pas différent des autres.

Tant de sang déversé, tant de livres de vies soudainement fermés, inachevés. Des feuilles s’en volent, s’amassent, et sont brûlées sur les places publiques, se donnant en spectacle pour qui désire regarder,pour qui désire craindre sans être craint.

Quand je vois ce qui se passe en Irak, et là je ne vais pas faire l’éloge d’une union de nos nations arabes, ni avancer comme argument la religion, avec laquelle je ne suis pas encore complètement réconcilié, non, ce n’est pas ces arguments qui m’étouffent, m’étrangle, me déchire l’âme.

Mais bon Dieu, nous sommes à la merci d’un étranger qui tue, massacre, viole les filles iraquiennes, la terre arabe, égorge à tout va, et ébranle par la même le feu de la vengeance.
Violer nos femmes pour nous apprendre la démocratie, violer notre histoire pour nous dire qu’on ne vaut pas mieux que les cartouches qu’ils ne vendent en masse, et avec lesquelles on fait joue-joue. Notre histoire ne vaut rien pour eux, ils nous le disent et l’imposent, et nous, on fait comme si tout aller bien.

Tout le monde cherche le pouvoir, tous, autant qu’ils sont. Entre des fanatiques assoiffés de sang et de pouvoir, pour qu’ils puissent se prosterner devant nous, et nous dire que le sang qu’ils déversent n’est autre que celui du, et demandé par le bon Dieu. D’autres, se sentant moins concernés par le sujet, cherchent à ne rien faire et rien dire, cherchent à se faire petits pour ne pas se faire massacrer.

Ô terre iraquienne toi qui est le berceau de la civilisation, terre de Babylone, “Porte des Dieux”, toi qui a vu tant et tant de gens passer, toi qui a toujours été terre assoiffée de sang, jusqu’à quand vas tu supporter ce drame ? jusqu’à quand vas tu voir le sang de ton peuple irriguer ta terre, la terre des leurs ?

“Porte de Dieux”, jusqu’à quand vas tu ouvrir si grand tes portes pour recevoir toutes ces âmes innocentes, stupides, humbles, sages, et si pétrifiées.

Il est temps que tu trouves le moyen de réconcilier les tiens, il est temps que tu trouves le moyen de protéger tes femmes de ces infâmes conquérants qui viennent bafouée ta réputation. Il est temps que tu trouves le moyen de protéger tes vestiges, ton histoire pour qu’un jour nos descendants, ta descendante à toi, puisse un jour dire
“Jadis, on régnait sur le monde … nos ancêtres l’ont fait, et nous aussi à notre tour nous recommencerons”

Bagdad, je te pleure !!

Pensées23 Sep 2007 07:41 pm

Jsuqu’où irons nous dans nos quêtes respectives ? où sont les limites de tout et cahcun ? où sont les limites dans ce qu’on appelle communement la morale, la vie, le faisable, et l’infaisable ?
A quel moment peut on un jour dire que notre quête a aboutit, qu’elle est bel et bien terminée, qu’elle ne pourra plus jamais être plus poussée ? Et que nous somme plus ce qu’on fût un jour avant de l’atteindre ?
Un jour on part, on part si loin de nos positions, de nos terres, on se découvre, on erre, on doute, on croit, on se déçoit, on prend des risques, on en assume certains, on en rejette d’autres.
Par moment on est obsèdé, on perd la raison, on la retrouve, on la reperd, on a peur, on fonce tête baissée, on se heurte à des murs, des murs de béton, on se fait mal, on y reste, on se soigne, on oublie, on se rappelle, on en rit, on en pleure, on partage, on garde pour nous, on croit savoir, on cherche à ne plus savoir, on attend, la vie, la mort, l’indifférence, le destin, la foi, le malheur, le bonheur, l’angoisse, la reflexion, la repture, les retrouvailles, le temps qui nous balance, le temps dont on s’en balance, les photos, les souvenirs, la sélection, le tout, l’amour, la haine.
L’infini, le fini, notre perte, nos chagrins.

Mais, à quel moment peut on pretendre qu’on a fait, qu’on doutait et qu’on a su !

A quel moment peut on atteindre une limite ??

Pensées23 Sep 2007 05:41 pm

Partir loin, trés loin, sans se retourner, sans regret, sans amertume. Tout laisser et délaisser, un passé mitigé, entre souvenirs doux et tendres d’une enfance elle même bizaroide, aux souvenirs plus récents et enfouis d’une vie adolescente aus limites non bien définies.

Partir loin sans se déplacer, sans bouger physiquement. J’ai bien essayé de m’échapper à bord du navire de la fuite, une fuite bien physique, et seulement physique. Embarqué au bord de ce navire rempli à raz bord de cadvres, de morts vivants, s’entassant les uns sur les autres, tel un cargo rempli de marchandise, une marchandise ?
non, je dirais plus un cargo rempli de viande, une chaire empilée, entassée . des têtes de détérés, des têtes bizarement constituées, bizarement reconstituées. Des yeux vide, sans regard, vous donnant une nausée indeterminée, insupportable. Ils vous regardent sas vous regarder, ils sont là, sans exister, ils sont pointés sur vous, sans vous juger, sans vous dévisager.
Comme si ils vous souhaitent la bienvenue, la bienvenue dans le monde des phantomes.
“Toi aussi tu en fais partie de ce voyage? Malheur à toi, toi qui nous rejoint. Un malheur partagé, un malheur éternellement insupportable.”

Alors, machinalement, j’ai pris une place à bord, une non désignée, mais tout de même non disputée. Une paisibilité apparente se dégager de cet atmosphère. Sauf que, elle n’est qu’apparente. Un silence qui dure. Un silence orchestré par des soupirs venant du fond de tout et chacun.

On a pris place au bord d’un navire de l’oubli, un navire vous conduisant dans les replis de la vie, dans ses routes cachées.

Le vent de l’indifférence se leva, poussant notre navire vers une route inachevée, un voie maritime qui s’éloigne pour rejoindre au bout l’horison.

J’ai jeté un coup d’oeil distré vers notre destination, avant de rapidement me replonger dans ma fuite intieure, ma fuite de mes réalités.

Me voilà un phontome parmis tant d’autres. Le comble de la satire de la vie, de se trouver emprisinné là, pour une fois en groupe. Vous me diriez, en voilà une façon d’échapper à la solitude, être en groupe.

Foutaise, me revoilà replongé dans un modèle social auquel je voulais échaper.

Mon navire s’élogina, sans que pour autant mes craintes j’ai pu confronter.

Mon navire s’éloigna, jusqu’à ne plus voir les côtes …

Peu à peu il se dérigea, vers un but mystérieux, érrant dans les océans de la vie, noyé dans l’obscurité.

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