Maman je t’aime !
Un Archet de violon se frottant avec délicatesse contre des cordes tendues et hostiles. Telle une mère berçant ses enfants, ses petits bébés qui ont trop peur des tourments de la vie, des tourments de l’âge adulte, de la vie et tout ce qu’elle peut leur donner, d’un monde extérieur qu’ils jugent trop hostile à leur égard !
Et comme toute mère, l’archet commence à chantonner une mélodie trop pure, qui ne parle non seulement aux oreilles, mais qui s’adresse d’autant plus aux cœurs de ses bébés.
Et comme dans ce monde on ne peut tout expliquer, ce mystérieux lien qui lie mère et enfants en fait partie. Et cette musique berceuse nul ne sait mieux l’Écouter que celui envers qui elle est destinée.
Et me voilà assistant à la scène, et comme par magie, ces douces notes me transportent ailleurs, me transportent loin de ce monde et de ses maux, loin de la vie et ses extravagances. L’espace d’une musique, d’une berceuse, me revoilà connecté directement avec mon enfance. Comme si tout autour de moi de refermait, et soudain je ressens le doux parfum si familier de mon enfance, de ma mère.
Oui, cette musique m’a directement renvoyé vers mon enfance, mon doux et merveilleux monde restreint. Aux moments de la simplicité, de l’insouciance, de la peur, de la douceur, du rêve, des câlins et des bisous.
Ma maman tu me manques, et j’envie ces cordes bercées par cet archet, toi qui est si loin de moi et qui me manque tant. Ô maman si tu savais ce que la vie peut être cruelle et injuste envers ton petit. Ô maman si tu pouvais être à mes côtés rien que le temps d’une berceuse, rien que pour me sentir à nouveau un petit garçon, rien que pour oublier la vie et ses contraintes, rien que pour me sentir à nouveau protégé et clame.
Maman, je n’ai pas besoin d’une fête pour te dire à quel point je t’aime, je t’aime et tu me manques !!