Pensées08 Jul 2010 12:10 pm

En ce jour où tout est plus clair, les images défilent et ne s’arrêtent plus.
Un passé qui vous rattrape et qui vous met son poing dans la gueule, sans retenue, sans crier gare. Le pire? sans surprise de votre part.

Fallait bien s’y attendre, bordel.

La course prend un jour ou l’autre fin, qu’importe la raison, qu’importe la distance.
C’est arrivé et je me sens pas si bien, même si je soulagé, je me sens mal.

Soulagé de ne plus avoir à fuir, à courir, à me sentir hanté.
Soulager d’y faire face.

Peu à peu les images se dissipent, s’en vont.

Elles disparaissent tout en promettant un retour toujours aussi inattendu.

Tel un bourreau cherchant un peu d’amusement, d’excitation, le passé me laisse partir, tout en m’incitant à courir.
Même pas, il n’a pas besoin de le faire, aucun besoin, il le sait bien que je vais fuir, courir, la peur au ventre ………….

Alors … tel un lâche … je cours !

Qu’elle est moche cette image, qu’il est moche ce monstre que j’ai créé et que je croyais maitriser.

Diary13 Jan 2010 08:13 pm

Quand cela vous vient d’un coup, sans prevenir ni s’annoncer, quand cela vous prend par surprise, telle un coup de catabine qui vous touche en pleine carotide et qui vous saigne a souhait, je me dis alors, que c’est tout de même une vie de merde.
L’oubli, ce royaume tant désiré et qui ne me désire point, un salut recherché dans la douleur et qui n’en apporte pas moins, ni plus. Douleur échangée contre une autre, peine de passion pour passion de la peine, sans pour autant y parvenir à cet échange, quel échec, terrible constat.

Une âme érrante sur les chemins des coupes, buvant à chaque rencontre un peu plus d’ivresse, autoroute supposée d’un oubli assuré, rencontra alors un désagréable voyageur. Ce voyageur, se prénomme souvenirs, une peste qui vous colle a la peau, qui vois suit comme votre ombre.
L’âme, sous l’emprise d’une colère noire, agressa ce nuisible compagnon, et lui depanda ce qu’il pouvait bien lui vouloir?
Ce dernier, un sourire surnois au coine de la bouche répondit qu’il n’était là, que si on le désirait. “QUOI??? Desiré ? Je parcours ciels et terres pour m’echaper à toi, pour ne plus jamais te voir, pour t’oubliet au risque d’y laisser mon être, ma vie, ma route, et tout ce que tu trouves à me dire c’est que je te désire?”
“Oui”, répondit calmement le voyageur!
“Je ne suis que le reflet de votre âme, je suis là ou vous êtes, vous ne voulez pas me voir tout le temps, mais je suis ici, avec vous, jour et nuit, et qu’importe la durée, vous vous obstinez à oublier, jusqu’au jour où…!”
-”Le jour où?”
-”Le jour où vous oubliez de m’oublier!”
-”Comment faire alors?”
-”J’en sais fichtrement rien! A vous de trouver!”

Diary and Pensées05 Jan 2010 01:23 pm

“Pourquoi pas ?”

Car si on se voyait, et que je te promettais de me contrôler, je suis dans l’incapacité de te dire que tout ira bien, que je serai dans la capacité de me maîtriser. Et bien que ca puisse être le cas, que je puisse étouffer mon âme et la maîtriser, je ne crois pouvoir maîtriser mon corps.
En ta présence, mon corps prend le dessus, et chaque atome en lui se proclame une conscience indépendante de la mienne.
Ainsi mes lèvres n’auront qu’une seule idée, celle de rencontrer les tiennes pour retrouver la passion qui les a envirer maintes et maintes fois.
Mes bras n’auront pour dieu que ton corps qu’ils ont jadis exploré telle une terre vierge qu’on découvre avec jouissance. Ils s’y baladeront alors pour voir ce que l’érosion du temps a fait subir à cette merveille qu’ils connaissent si bien, pour redécouvrire ce qu’ils connaissent pourtant si bien, et pour trouver refuge dans tes bras, un refuge qui leur manque tant.

Si tu me dis toujours, pourquoi pas, se voir, sans arrière pensée ? Tu oses y ajouter que cela ne sera pas évident, tu te décharges comme d’un poids qui te pèse, à moins que ca soit cette indifférenc sous laquelle tu te caches qui m’a un jour envoûté et qu’aujourd’hui me répulse tant.

Tu vas me manquer sans doute, et cela risque de durer un temps, combien de temps ? Je ne le sais point, on verra. Mai fort heureusement, je vais pouvoir vous escorter tr és chère et tendre vers les royaumes de l’oubli et vous y laisser sans regret.

Alors, souhaite moi bonne chance !

Diary31 Dec 2009 10:56 pm

Une nouvelle année qui arrive, délaissant sur son passage une année entière avec son lot de souvenirs, de bonheur et de moments moins drôles.
Les vœux de “bonne année” fusent alors sur nos portables, tel un deluge, un tsunami attaquant, tout en douceur, une terre aride. Progressant sans l’agresser, mais tout en mettant la main dessus, telle une caresse envahissante, qui vous tripotte la joue avec insistance.
mais bon, c’est la coutume.
Au dela du caractère un peu impersonnel, je trouve que dans le lot un vœu manque inlassablement à l’appel, celui de pouvoir oublier. Oublier vos douleurs, oublier vous instants perdus à vous repentir dans le silence, oublier pour mieux repartir, faire le deuil de vos échecs tout en gardant la morale de l’histoire et qu’importe l’histoire.
Alors au delà de tous les vœux de bonheur, hélas, ils peuvent sembler impersonnels, mais soit, je vous souhaite une année ou l’oubli est une possibilité.
bonne année.

ps: écrit et envoyé depuis un iPhone. mise en page et autres fautes n’y faites pas attention. :)

France25 Dec 2009 11:13 pm

Chère Maman,

  Je t’écris cette lettre pour te faire part de mon incompréhension à l’égard du désamour dont mes frères et sœurs font preuve dernièrement à mon égard.

 Tu es notre mère à tous, et on sera à jamais liés. Pourquoi prétendent-ils que tu n’es plus ma mère ?

Pourtant, sur mon acte de naissance, ton nom y figure partout, en lettres capitales.

  Mes frères et sœurs prétendent qu’aujourd’hui tu veux tout reprendre, me renier comme un mal propre,  comme un moins que rien. Ils disent que tu ne veux  plus de moi au sein de tes enfants, de ta famille.

Qu’en est-il des causes de cet acharnement ? Mon signe astral croissant ascendant étoile ? Ou parce que je ne leur ressemble pas. M’en veulent ils tu à cause de mon père ? Qu’à t il pu bien faire ? N’était ce pas toi qui est venue le chercher jadis, qui a voulu lier ton destin au sien, qui lui a demandé de se déplacer vers tes terres, de défendre ton honneur, ta liberté, d’aider à te reconstruire ?

  Ils ne l’aiment pas ? Soit, pourquoi suis-je obligé de porter le fardeau de ce désamour et d’en payer le prix ? Qu’ai-je donc fait pour cela ?

  Ne suis-je pas le fruit de cette Histoire? N’ai-je donc pas ouvert les yeux sur ce monde pour le voir et le comprendre à la fois comme tu le vois, mais aussi comme mon père le voit ? Quelle est donc ma faute? Pourquoi me crachent-ils leur haine en pleine figure ? Pourquoi me pointent-ils du doigt comme un criminel ?

  Que cherchent-ils à faire ? A prouver ? Lever le voile sur cette haine grandissante à mon égard ? Me renier de la famille ? M’oublier comme si je n’exister plus ?

  Maman, pourquoi les laisses tu continuer dans cette voie là ? Je ne suis plus prêt à vivre cette comédie de mauvais gout encore plus longtemps. Qu’ils le veulent ou pas nos destins sont liés. Qu’ils le veulent ou pas, mon amour pour mon père est inconditionnel.

  Ils prétendent pourtant que la famille est union. Ils m’accusent d’avoir manqué à mes devoirs et veulent bafouer mes droits.

  Si c’est toi qui m’aimes plus, chose que je ne peux pourtant accepter de croire, figures toi que moi je t’aime, et que je ne vais jamais te quitter. Si ce sont eux, mes frères et sœurs, qui m’aiment plus, alors je t’en veux de ne pas réagir, de les laisser me traiter de la sorte en ton nom.

  Saches cependant que la situation me pèse et que je ne vais pas me laisser faire.

 

A ma mère France, avec Amour.                                                 Signé,  le mal aimé.

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