Sa vie, un roman infini.

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Sa vie, c’est un roman infini.

 

  Un roman avec une préface bien trop longue pour être écrite en quelques lignes. Une introduction bien trop triste pour être transcrite sur du papier. Des chapitres bien longs, bien nombreux, mais qui auront hélas tous le même titre : La Peine.

 

  La peine, elle est capable à elle seule d’en donner dix milles explications. En parler des jours durant à un débit phénoménal de mots, qui seront tous différents, pourtant ils diront tous la même chose.

 

  Ils diront et témoigneront seuls de ce que nous ne pouvons imaginer ni décrire ni dire. Ils témoigneront de ce que la vie peut cacher à ses visiteurs et la façon dont elle les traite individuellement. Comment elle peut être généreuse avec certains et comment elle peut être méprisante et hautaine envers les moins désirer.

 

Ecoutez la parler et vous verrez que des mots aussi simples que dégout, perversion, de la vie et des habitants et douleur n’ont jamais eu un sens aussi significatif jusqu’au jour où vous les avez entendu sortant de sa bouche.

 

Votre vie prendre alors un tournant. Vous croyiez savoir, désormais vous savez plus. Vous croyiez connaître, désormais vous connaissez plus. Vous croyiez déjà à un stade de votre vie avoir un jour touché le fond, désormais vous savez que même si vous creusez avec tout le matériel sophistiqué du monde moderne, vous n’arriverez pas aussi profondément sous terre.

 

Vous croyiez connaître ce que l’enfer peut représenter, peut avoir comme coins et recoins, comme châtiments pour les uns et pour les autres, vous découvrez avec stupéfaction que l’image que vous en faites est plus proche du paradis que ce que la vie lui réservé à elle.

 

Vous restez alors bouche bée devant discours, incrédules jusqu’au plus profond de votre âme, comme si ces mots vous fusillent à une puissance incommensurable, des balles et des rockets qui sortent les uns enchainant sur la trajectoire des autres pour arriver en pleine face, vous déchiquetant en lambeaux.

 

Chaque balle vous pénètre le corps sous un angle différent. Vous sentez alors votre âme vibrer et en pleine impulsion. Chaque son de sa voix est un supplice en soit. Non tellement à cause d’un ton peu mélodique, ou d’une voix tout simplement lourde à écouter, comment dire ? Moche ? Loin de là, sa voix est douce et belle, mais elle vous touche tellement au plus profond de votre être qu’elle devient plus de l’ordre d’un supplice.

 

A continuer …..

Un rêve qui me hante.

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Je fais ce rêve mitigé et trouble, d’un monde sans vie et sans haine, d’un monde différent et indifférent.

 
Un champ de ruines, dans lequel je suis seul. J’y erres avec indifférence au milieu de débris d’une vie qui a un jour existé et qui aujourd’hui est défigurée, oubliée, et transformée en des cendres emportées par le vent et la pluie, emportées par le temps et l’oubli.

 

J’avance dans ce décor cauchemardesque sans but précis, si ce n’est celui d’avancer tel un zombi. Avancer pour me prouver que je suis, que j’existe bel et bien et que je suis la preuve d’une vie.

 

A moins que je n’avance pour éviter de regarder cette unicité qui est devenue soudainement mienne et qui doit sembler être  un désastre naturel, une remise en cause de l’existence en tant que telle, une approche inévitable de l’apocalypse, de la fin de la vie, de la discontinuité qui régnera désormais sur ce monde, du jugement dernier, de la fin de tout ?

 

Au lieu de quoi, je continue d’avancer, en tirant des bouffées bien longues et machinale sur une cigarette de fortune, roulée avec un bout de papier journal, avec un tabac séché que j’ai déniché je ne sais où !!

 

Un regard vide, un fantôme passant son chemin, un fantôme de la nuit, de la vie, un fantôme dont on ignore l’existence et qui et qui n’a pas l’air non plus de s’intéresser lui-même à cette existence, à cette vie.

 

Un automate ayant la capacité d’éprouver des sentiments, de la haine, de l’amour, de la lassitude, de l’ennui, de la joie, de l’espoir et du désespoir.

Peut être bien qu’il a toutes ces capacités, mais il ne s’en sert pas, il n’en a rien à faire, et cela ne le dérange même pas.

  

La seule préoccupation qui me tourmente l’esprit, c’est savoir s’il existe encore sur cette planète des cachettes secrètes de tabac dans lesquelles je pourrais dénicher quelques paquets, parce que du papier journal, c’est vraiment dégueulasse au bout des lèvres.

 

La cigarette se consomme peu à peu, tabac et journal, tout se brûle et se transforme en cendres. Une odeur alors s’en dégage, une odeur de brûlé mélangé à un air abîmé des odeurs de la mort qui règne sur cette ville, une odeur qui me chatouille les narines et qui m’accompagne le long de mon chemin, un chemin sans issue.

Les démons de la vie

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On naît vierge de toute expérience. On vient au monde sans rien demander à personne.

On vit, et la vie nous fait jouer ses expériences.

Des rencontres, des projets, des gens, encore des gens, de l’éducation, des moments difficiles, d’autres beaucoup plus amusants, … bref, on ne fait qu’accumuler un passé.

 

Et le passé, hélas, il n’est pas comme le futur.

Il n’est pas incertain. Il n’est pas futile. Il n’est pas simple non plus.

 

  Car dans le passé se cachent nos démons.

 

On vient au monde pour au final faire la rencontre de ces démons.

Chacun a les tiens.

 

Le hic, c’est que par moments, il suffit d’une seconde pour faire la maudite rencontre. Il faut parfois le temps d’une vie pour le vaincre.

Cependant, la seule certitude qu’on peut avoir c’est que, tant qu’on vit, il sera là, dans un coin, au détour d’une ruelle étroite du labyrinthe de notre passé, de notre mémoire.

 

Le temps n’efface jamais les démons.

L’ignorer ne fera que le renforcer, du moins accentuer l’effet de surprise le jour où, il se décidera finalement à venir nous rendre une petite visite.

 

Il est heureux celui qui oublie.

Il est malheureux celui qui se perd dans le labyrinthe de son propre passé. Un labyrinthe qu’il a dessiné de sa propre vie.

 

Une note sans importance.

Ma vie entre ses lèvres !

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Ce n’est point une histoire de fétichisme de parler d’eux, n’est une histoire malsaine, n’est un tort d’avoir tant d’amour et de passion pour eux.

C’est tout simplement une historie de désire ardent, une histoire de contemplation dans ce que le créateur a pu créer de plus pur et beau, une histoire d’émerveillement face à un mystère que je ne peux ni comprendre, et peut être même secrètement espère ne jamais le comprendre.

 

Des lèvres, en voilà une merveille qui est depuis toujours sujet à toutes les convoitises.

 

Regarder les lèvres d’une femme, s’apparente à une contemplation qui est comparable à celle de la contemplation d’une œuvre d’art. De plus, c’est le créateur en personne qui en est l’artiste.

 

Elles m’interpellent tout particulièrement.

 

Leur cycle de vie est à l’image de la personne qui les porte.

Pleines de grâce, étincelantes telles deux étoiles dans un ciel sombre. Rouges telles des braises ardentes, cachées certes par moments par une fine couche de cendres, synonyme peut être d’un état d’âme un peu morose, un peu mélancolique, triste, mais elles, elle détiennent la vérité.

Des braises, d’un rouge vif, que même une couche de tristesse ne peut complètement cacher.

Vous voulez comprendre une femme ? Je ne crois être en mesure de prétendre que je vous comprends mesdemoiselles. Loin de moi une telle prétention, mais je sais, du moins je me plais à croire savoir, que les seuls miroirs de  votre âme sont vos yeux, et vos lèvres.

 

Vos yeux, diront tout le mal que vous avez, ce que vous comprenez mais surtout ce que vous ne comprenez pas de cette vie. Vos tristesses, vos déceptions, vos chagrins, que vos larmes ne tardent à venir les consoler, vous consoler.

  Telle une pluie qui est envoyé de ces cieux, des gouttes d’un ciel gris et sombre, purifiant l’air de ses ondes négatives, et vous purifiant l’âme de vos pensées négatives.

 

Quant à vos lèvres, permettez-moi d’en faire l’éloge, digne des plus belles reines que jadis existèrent, et dont le devoir de tout serviteur est de les protéger.

Elles sont belles. Objet de désire, de tous les désires.

Je suis jaloux de chaque bouffée d’air que vous prenez. Jaloux de ne pas avoir la chance de caresser moi aussi ces lèvres. Sentir cette transformation que subit l’air en votre présence.

Il a beau entrer froid, il en sortira toujours chaud et chargé. Chargé de mille et un secrets que j’aurais aimé entendre et comprendre.

Jaloux et haineux.

 

  Oui, Jaloux. Et comment ne pas être jaloux de cet air imperceptible, qui ne fait qu’exister sans être vu car non visible. Lui il peut vous caresser et vous agresser, vous chuchoter les secrets du temps, de la vie, et emporter avec lui vos désires que vous ne prononcer qu’à voix basse, que vous ne vous confiez qu’à lui.

 

  Haineux, car moi aussi j’existe, je suis là, ce même air me passe par là, mais indifférent, me dévoilant que votre parfum mélangé à celui de tant d’autres personnes, mais sans me confier vos sentiments, ce que vos lèvres ont chuchoté, ce que ca fait de les caresser ou de les toucher !

(je devrais terminer ce texte un peu plus tard, là j’ai du boulot !! Zut !)

Aime, c’est bien ta vie !

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Au delà de ta sensibilité, en deçà de ta carapace d’indifférence, je sais que loge là dedans une fillette au rêve léger et doux.

 

Non celui de conquérir le monde, mais bien celui de conquérir le bonheur en passant par sa porte d’entrée. Recevant ainsi, non seulement la gloire du conquérant qui a conquis, mais bien au delà, celle du chercheur atteignant sa quête, celle du bonheur jusqu’ici incomplet, incompris, qui prend finalement sens et forme, pour te donner le goût du crédule n’ayant jamais eu pour dieu que l’amour et de l’amoureuse n’ayant jamais délaissé son divin qui dit que l’homme est amour et que l’amour est éternel.

 

Naïve avertie et heureuse à l’infini, vaut mieux qu’une chaste pourchassant la perfection inaboutie.

 

Aime, toi, les autres, lui, qu’importe?

Tant que l’amour est inédit, tant qu’il est vierge et n’ayant jamais servi, tant qu’il est simple pourtant si inouï, tant qu’il est exceptionnel plein de joie et de frénésie, tant qu’il prêche une convertie, tant qu’il est vécu mais surtout réfléchi.

 

Aimer pour aimer, sans but ni finalité, vivre pour vivre, en voilà une infamie, celle de scruter le temps et de ne jamais en profiter, celle du faible, du bête, du naïf, de l’esclave asservi

 

Affranchit toi de ta liberté,celle d’aimer, de vivre l’amour même un peu interdit, de profiter de sa force et d’y puiser force, beauté, joie, bonheur et vitalité.

 

Le revers de ceci est de se prendre une baffe, une gifle certes, celle d’un amour vaut mieux que celle de la du regret de ne jamais l’avoir un jour tenter !

 

:)

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